"Je ne fais pas de vélo parce qu'il pleut trop souvent". Cette excuse souvent entendue ne tient pas la route ! Statistiquement, plus de 90% du temps il ne pleut pas. Les comptages de périodes de pluie (scientifiques ou empiriques) convergent vers la même conclusion.

Trajets sous la pluieOn saluera tout d'abord le travail de bénédictin de Gerard Poels (Pays-Bas) qui note depuis le 1er septembre 2008 s'il pleut ou pas sur ses trajets domicile/travail (17 km et 40' par trajet, 4 jours par semaine, soit 8 trajets). Sur son site il compile ensuite ses observations par semaine, mois et année.

On en retiendra la principale (ci-contre) qui montre le faible pourcentage de ses trajets faits sous la pluie. Sur les 9 dernières années, il a connu 271 trajets "mouillés" sur 2774 (soit 9,8%).

Une autre statistique intéressante est la comparaison possible entre les années. Il y a des années sèches (6,7%) et d'autres plus humides (13%). On repère aussi les mois de sécheresse et ceux où il pleut davantage (mais jamais tous les jours loin de là, 1 trajet sur 3 au pire).

Pluie ou soleil ?

Une dernière précision : selon Gerard Poels, il ne pleut que très rarement en continu pendant 40 minutes. Les 10% de trajets comptés comme "mouillés" sont des trajets où il a plu une partie du temps. Le pourcentage réel de minutes de pluie est donc inférieur à 10%.

En Belgique, l'Institut Royal Météorologique (IRM) tient lui aussi des mesures de pluviosité - par tranches de 10 minutes - et révélait ceci dans son étude publiée en 2003 "Le pluviographe centenaire du plateau d’Uccle : son histoire, ses données et ses applications".

En moyenne, il pleut 5,99 % du temps dans la période de référence 1934-1997. Les cases de 10 minutes où la quantité de pluie égale ou excède 5,0 mm ne représentent que 0,006 % du temps. Néanmoins, c’est cette infime petite fraction du temps qui contient les risques d’inondation. La durée de pluie, exprimée en cases de 10 minutes pluvieuses, varie d’un côté entre des valeurs basses de 3,83 % et de 4,21 % du temps pour les années déficitaires en pluie — 1953 et 1949 — avec des totaux annuels de 555,7 mm et de 522,3 mm et d’un autre côté les valeurs élevées de 7,56 % et de 7,85 % du temps pour les années pluvieuses — 1965 et 1966 — qui totalisent 1073,9 mm et 1055,6 mm.

Les observations scientifiques et empiriques concordent donc : en Belgique et aux Pays-Bas il fait si souvent sec qu'il serait dommage de prendre le prétexte de la pluie pour laisser son vélo au garage. Et s'il pleut quand même ? Un bon équipement peut faire la différence !  

Plus d'infos :

Le site de Gerard Poels
► Le pluviographe du plateau d'Uccle
► Quelques conseils quand on roule sous la pluie (moins de 10% des trajets!)

Luc Goffinet

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