Si la plupart des anciens trains internationaux acceptaient les vélos non démontés, l'arrivée des TGV a détérioré les choses. Ni Thalys, ni les TGV, ni les ICE n'autorisent en effet l'embarquement de vélos non démontés au départ de la Belgique. Seule l'Union européenne pourrait contraindre les opérateurs via une modification de son règlement ferroviaire. 

Nous en appelons donc à nos représentant-e-s belges auprès de l’Union européenne, pour que celle-ci change son "Règlement sur les droits et les obligations des passagers du rail".

Pour remplir votre B.A., nous vous proposons ce courrier prêt à l'emploi. !!! N'oubliez pas d'adapter le courrier en fonction du destinataire (mentions en gras en début et fin de courrier) et de signer de votre nom !!!

 


Courrier

Monsieur le Ministre de la Mobilité / Madame la Députée / Monsieur le Député ,

Comme vous le savez sans doute, le Parlement européen est en train d’examiner les évolutions à apporter au "Règlement des droits et devoirs des voyageurs ferroviaires européens". Ce règlement comporte des obligations de service, en particulier en ce qui concerne l’embarquement de vélos dans les trains.

Cette occurrence se produit alors que le nombre de personnes qui voyagent à vélo à travers l'Europe est en train d'exploser. Dans le même temps, alors que la plupart des anciens trains "classiques" de jour ou de nuit prenaient les vélos, l'arrivée des TGV a considérablement et paradoxalement détérioré les choses pour les cyclistes : à de très rares exceptions près, les trains internationaux n'embarquent plus de vélos non démontés.

Par exemple, au départ de la Belgique, il n'est possible d'atteindre une ville moyenne du sud ou du centre de la France qu'en multipliant les correspondances de trains régionaux (jusque 6 à 7 correspondances nécessitant de changer de voies, souvent par escaliers, avec vélos et bagages). La Suisse, le sud de l’Allemagne, le nord, l'est et le sud de l'Europe sont devenus inatteignables en train dans un temps raisonnable !

L’Union européenne peut agir !

Seule l’Union européenne pourrait faire changer les choses, via la refonte de son "Règlement sur les droits et les obligations des passagers du rail", dont la version de 2007 stipule en son article 5 que “les entreprises ferroviaires autorisent les voyageurs à emporter leur bicyclette dans le train, si elles sont faciles à manipuler, si cela ne porte pas préjudice au service ferroviaire spécifique et si le matériel roulant le permet, et moyennant un paiement éventuel.”

La Commission européenne propose actuellement cette nouvelle formulation : “Les passagers auront le droit d'embarquer leur vélo dans le train, pour un coût raisonnable. Le transport des vélos peut toutefois être refusé pour des raisons opérationnelles ou de sécurité, à condition que le voyageur en soit dûment informé.”

Ce nouveau projet de texte, à peine plus contraignant que le précédent, laisse peu d'espoir d'amélioration. C'est pourquoi je vous saurais gré d'examiner avec intérêt la proposition suivante, partagée avec les associations européennes de promotion du vélo. 

La proposition

Proposition de remplacement de l’article 5 :

Les voyageurs sont autorisés à prendre leur bicyclette non démontée dans le train moyennant un paiement raisonnable éventuellement.
Tout matériel roulant ferroviaire neuf ou remis à neuf doit comporter un espace réservé au transport de bicyclettes non démontées.
Le nombre de places "vélo" doit correspondre à au moins 1,5 % de la capacité totale du transport de passagers, avec un minimum de 4 places par train.
Les entreprises ferroviaires, les vendeurs de billets, les voyagistes et, le cas échéant, les gestionnaires des gares devraient informer les voyageurs des conditions de transport de bicyclettes pour tous les services conformément au règlement (UE) n° 454/2011.

Je vous remercie d'avance de l'attention que vous porterez à ce courrier et, je l'espère, de la suite que vous lui donnerez à l'heure où la Commission européenne enjoint les États membres à respecter leurs engagements sur la qualité de l'air. En permettant aux cyclistes d'embarquer une bicyclette dans de meilleures conditions, et aux voyageurs à vélo d'avoir un choix moins polluant que l'avion pour rallier une destination lointaine, voici une occasion concrète et efficace d'abonder dans ce sens.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre /Madame la Députée / Monsieur le Député, l'expression de ma considération distinguée.

Signature


 

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